Abdo Nawar

Abdo Nawar, directeur de l’association SHAMS à Beyrouth (Liban), membre du collectif TAMASI.

La problématique au Liban est quasiment la même qu’en Egypte : Le gouvernement ne soutient pas les arts indépendants.

Il est très difficile de survivre avec le théâtre comme activité artistique.

Et quand c’est le cas, c’est grâce à des centres culturels étrangers ou à des fondations internationales comme la Ford Foundation, etc…

SHAMS a été fondée en 1999 en collectif pour pouvoir avoir accès à des financements. Nous avons réunis plusieurs artistes indépendants à cet effet.

Et avons mis en place un lieu dédié aux artistes indépendants membres du collectif SHAMS. Ensuite, nous avons voulu aider les jeunes, donc nous avons mis le lieu à leur disposition.

Participer au collectif régional TAMASI nous a permis d’aller pour la première fois, vers les artistes égyptiens, jordaniens, palestiniens, etc… Avant cette opportunité, il était quasiment impossible de travailler dans une logique sud/sud ; l’essentiel de nos collaborations étaient sud/nord. En créant ce collectif, nous avons eu la possibilité de penser le sud sans intervention du nord.

Et même de n’avoir plus d’artistes du nord « imposés » mais que nous choisissons. L’interventionnisme des pays du nord –par l’intermédiaire de leurs représentations culturelles- allait parfois jusqu’à nous demander d’avoir des positions politiques (surtout en ce qui nous concerne, après la guerre de 2006).

Pour SHAMS, tout cela nous créait un gros problème, car nous sommes situés dans une région délicate et que nous ne prenons pas partis, ni pour les uns ni pour les autres. Nous sommes plutot avec l’expression libre…

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